24 juillet 2005

Je classe, je range…

Une fois encore, j’ai abandonné quelque temps ce journal (au passage, je trouve quand même que la traduction française de blog par journal est meilleur que le carnet proposé par je ne sais plus quelle instance officielle). Pour mieux m’enfoncer dans la rentrée littéraire, regarder tous les livres qui m’ont été envoyés, en lire le plus possible. Curieusement, je crois que c’est la première année où je prends autant d’avance sur les dates d’arrivée en librairie, et je ne comprends pas à quoi ça tient. Mais je suis certain de n’avoir jamais auparavant lu près d’une vingtaine de romans avant même la fin du mois de juillet.

Cela pour dire que je commence à me faire quelques idées sur les articles qui seront à écrire le moment venu, et qu’il y aura bien du plaisir en perspective.

Ainsi, j’aimerais dire un mot d’un des livres les plus attendus de la rentrée. Non, pas le roman de Houellebecq, qui n’aurait encore été lu que par quelques personnes dont je ne suis pas. Mais celui d’Amélie Nothomb, ponctuelle au rendez-vous de fin août avec Acide sulfurique (Albin Michel, 197 pages, 15,90 €, en librairie le 25 août). Parce qu’il m’a horripilé du début à la fin. Une idée, un livre, comme d’habitude. Mais certains sont meilleurs que d’autres, et il en est qui me tombent des mains. C’est le cas de celui-ci. J’espère donc avoir l’occasion d’expliquer pourquoi.

Par ailleurs, je suis frappé par la forte présence d’une sexualité exacerbée dans ces arrivages. Ce n’est pas nouveau. Et peut-être le fait d’avoir consacré un dossier récent au sujet m’y rend-il plus sensible – et peut-être aussi cela explique-t-il le fait que je suis plus rapidement exaspéré. En voici trois, que j’ai envie de ranger dans l’ordre de mes préférences, du moins plaisant au plus… enfin, disons au moins désagréable. D’abord, Un homme est une rose, d’Elisa Brune (Ramsay, 269 pages, 17,00 €, en librairie le 24 août), où l’auteur réalise une sorte de fusion entre deux de ses derniers romans, pour n’en garder malheureusement que les aspects les plus faibles. Puis Le bel échange, de Claudine Galea (Le Rouergue, 80 pages, 7,50 euros, en librairie fin août), l’histoire d’une initiation à des plaisirs sado-masochistes qui sont bien éloignés de mes fantasmes mais dont je peux reconnaître une certaine qualité d’exposition. Enfin, Retourner l’infâme, d’Alexandre Bergamini (Zulma, 77 pages, 8,50 euros, en librairie le 26 août), qui apporte un peu d’air frais dans un milieu glauque et conduit le paradoxe à travers des images fortes saisies dans un cinéma porno où les hommes se frôlent, et plus si affinités.

Ces trois livres ne se situeront pas au Panthéon de la littérature érotique. On ne reprochera pas aux trois écrivains d’avoir essayé…

Pour la suite, on en reparle dès que j’en trouve le temps. Je retourne lire sur mon lit.

Posté par pierremaury à 08:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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