<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Le journal d&apos;un lecteur</title><link>http://pierremaury.canalblog.com/</link><description>La vie d&apos;un lecteur professionnel, au jour le jour. Romans et autres livres nouveaux au programme.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 11 Nov 2009 22:31:09 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Weyergans plus fort que Houellebecq</title><dc:creator>pierremaury</dc:creator><link>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/09/20/822177.html</link><comments>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/09/20/822177.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://pierremaury.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/822177/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/09/20/822177.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J’ai dit un mot, d&#xe9;j&#xe0;, des deux &#xe9;crivains dont les noms
apparaissent dans le titre d’aujourd’hui. Je voudrais malgr&#xe9; tout y revenir,
puisque rien n’est interdit et que je suis soumis &#xe0; ma seule fantaisie – dont les
limites sont inconnaissables.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Car je suis frapp&#xe9; par deux cas exceptionnels et tr&#xe8;s
diff&#xe9;rents de promotion dans cette rentr&#xe9;e litt&#xe9;raire, pour des raisons qui n’ont
rien &#xe0; voir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;A l’&#xe9;vidence, le manuscrit de Michel Houellebecq avait &#xe9;t&#xe9;
remis en temps et en heure &#xe0; un &#xe9;diteur qui a pu organiser, selon les bonnes
vieilles lois du marketing (vous connaissez sans avoir jamais fait de
marketing, ni moi non plus : il s’agit de faire monter le d&#xe9;sir), le
lancement de &lt;em&gt;La possibilit&#xe9; d’une &#xee;le&lt;/em&gt;
– &#xe7;a m’&#xe9;nerve un peu de ne pas l’avoir re&#xe7;u, j’aurais bien voulu le lire et je
croyais avoir trouv&#xe9; l’argument d&#xe9;finitif aupr&#xe8;s de Rapha&#xeb;l Sorin pour qu’il me
le fasse envoyer (car je me doute bien qu’il ne fait pas les paquets lui-m&#xea;me) :
j’habite sur une &#xee;le, donc…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Bref, il y avait l&#xe0; de grandes strat&#xe9;gies en œuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Rien de tout cela avec Fran&#xe7;ois Weyergans, qui n’en
finissait pas de retarder le point final de &lt;em&gt;Trois
jours avec ma m&#xe8;re&lt;/em&gt;, au point que, ai-je constat&#xe9; en rassemblant les
&#xe9;l&#xe9;ments d’un article &#xe0; para&#xee;tre vendredi dans &lt;em&gt;Les Livres du Soir&lt;/em&gt;, les journalistes se sont un peu &#xe9;nerv&#xe9;s sur son
cas l’ann&#xe9;e derni&#xe8;re : pour la premi&#xe8;re fois depuis 2000, Grasset n’annon&#xe7;ait
pas la publication du roman &#xe0; la rentr&#xe9;e. Il manquait un absent potentiel, si j’ose
dire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Maintenant qu’il est l&#xe0;, et vraiment l&#xe0; – je n’ai re&#xe7;u que
le texte sous forme de fichier &#xe9;lectronique mais je connais quelqu’un qui a le
livre imprim&#xe9; –, c’est la panique, g&#xe9;n&#xe9;ralement contraire &#xe0; toute id&#xe9;e de
marketing. Au lieu d’arriver en librairie &#xe0; la fin du mois, et donc apr&#xe8;s un
paquet d’articles (j’ai r&#xea;v&#xe9; un moment d’&#xea;tre le premier, je crois que c’est
foutu), le roman sera exp&#xe9;di&#xe9; en catastrophe et tout de suite. Si mes
renseignements sont bons, on devrait pouvoir l’acheter demain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Attendre si longtemps, puis se presser tellement… Y a-t-il
une le&#xe7;on &#xe0; en tirer ?&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 20 Sep 2005 10:58:21 GMT</pubDate></item><item><title>Lecture rapide</title><dc:creator>pierremaury</dc:creator><link>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/09/18/815783.html</link><comments>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/09/18/815783.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://pierremaury.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/815783/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/09/18/815783.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Une discussion passionn&#xe9;e a tenu r&#xe9;cemment en haleine les
membres d’un groupe Yahoo attach&#xe9; &#xe0; la diffusion de livres num&#xe9;riques. (Voir le
site, exceptionnel, &lt;a href=&quot;http://www.ebooksgratuits.com/index.php&quot;&gt;Ebooks
libres et gratuits&lt;/a&gt;.) Il y &#xe9;tait question de la lecture rapide, un sujet qui
excite toujours les esprits.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je viens de passer une grande partie de la semaine &#xe0; voyager
dans Madagascar, &#xe0; l’est et au sud, et mes lectures ont donc &#xe9;t&#xe9; plut&#xf4;t lentes.
En rentrant, je trouve un envoi postal du premier roman de Fran&#xe7;ois Weyergans, &lt;em&gt;Salom&#xe9;&lt;/em&gt; (L&#xe9;o Scheer, 304 pages,
19 euros), et un envoi par fichier attach&#xe9; de &lt;em&gt;Trois jours chez ma m&#xe8;re&lt;/em&gt; (Grasset, &#xe0; para&#xee;tre dans quelques jours),
son nouveau roman attendu depuis longtemps. Je vais donc me jeter dessus (j’ai
d&#xe9;j&#xe0; commenc&#xe9; t&#xf4;t ce matin, en fait – et je ne saurais assez dire combien il
est agr&#xe9;able, si loin de Paris, de se sentir quand m&#xea;me assez privil&#xe9;gi&#xe9; d’avoir
ces textes, en avant-premi&#xe8;re pour le second).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Auparavant, je voudrais revenir, pour recoudre ce qui a l’air
si d&#xe9;cousu dans les paragraphes pr&#xe9;c&#xe9;dents, sur deux livres au format de poche
que j’avais emport&#xe9;s dans mes p&#xe9;r&#xe9;grinations et o&#xf9; Tom Sharpe fait parler Wilt,
anti-h&#xe9;ros r&#xe9;current de quatre livres d&#xe9;sormais (les trois premiers en 10/18,
le quatri&#xe8;me chez Belfond), de la lecture rapide (&#xe7;a y est, c’est recousu ?).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Wilt est professeur de culture g&#xe9;n&#xe9;rale dans un lyc&#xe9;e
technique &#xe0; Londres et se trouve embarqu&#xe9; dans une soir&#xe9;e foldingue au cours de
laquelle il va conna&#xee;tre des aventures peu r&#xe9;jouissantes (c’est sa marque de
fabrique). En partant cependant d’un point de d&#xe9;part en apparence anodin :
&#xab; Dix minutes et deux verres plus loin il parlait lecture rapide avec une
petite boulotte passionn&#xe9;e par le sujet. &#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Un &#xe9;pisode plus tard (dans &lt;em&gt;Wilt 2&lt;/em&gt;, donc, pour v&#xe9;rifier si vous suivez), il se retrouve &#xe0;
d&#xe9;courager une femme de s’inscrire au cours de lecture rapide et &#xe0; lui
conseiller plut&#xf4;t une initiation &#xe0; la litt&#xe9;rature. Au fond, Wilt ne pense pas
beaucoup de bien de la lecture rapide : &#xab; J’ai essay&#xe9; de dissuader
quelques femmes hyst&#xe9;riques et quatre boutonneux de s’inscrire en Lecture
Rapide. Mais des clous ! Pourquoi ne pas cr&#xe9;er un cours qui leur
apprendrait &#xe0; r&#xe9;soudre les mots crois&#xe9;s du &lt;em&gt;Times&lt;/em&gt;
en quinze minutes pile. Ils aimeraient mieux &#xe7;a que de battre des records de
vitesse sur &lt;em&gt;le Paradis perdu&lt;/em&gt; de John
Milton : 10 565 vers… &#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;A m&#xe9;diter ?&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 18 Sep 2005 05:44:51 GMT</pubDate></item><item><title>Cambriolage</title><dc:creator>pierremaury</dc:creator><link>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/28/756984.html</link><comments>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/28/756984.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://pierremaury.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/756984/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/28/756984.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;En me levant hier matin, tr&#xe8;s t&#xf4;t comme de coutume, j’ai eu
une mauvaise surprise : je n’arrivais pas &#xe0; ouvrir la porte de l’appartement
pour aller pisser, deuxi&#xe8;me geste de mes d&#xe9;buts de journ&#xe9;e apr&#xe8;s avoir allum&#xe9; l’ordinateur.
En tirant sur la porte, j’ai pu voir qu’une sorte de ficelle bleue la reliait &#xe0;
celle de la cuisine et m’emp&#xea;chait de la tirer. Quel plaisantin… ? Ce n’&#xe9;tait
malheureusement pas une plaisanterie : dans la nuit, une ou plusieurs
personnes &#xe9;taient pass&#xe9;es par l&#xe0;, avaient vid&#xe9; la cuisine et la dalle de bain
de tout ce qu’ils avaient pu emporter. Trop pour un seul voleur, mais ce qui
est rest&#xe9; indique qu’ils n’&#xe9;taient pas nombreux. Deux, probablement. Qui ont
agi en silence et sans m’&#xe9;veiller, alors que j’&#xe9;tais &#xe0; quelques m&#xe8;tres. La
mauvaise impression de vuln&#xe9;rabilit&#xe9; ne m’a quitt&#xe9; de toute la journ&#xe9;e, d’autant
que j’ai eu &#xe0; en parler avec les policiers pendant plusieurs heures, le temps
de d&#xe9;poser plainte, d’aller chercher deux agents de la police scientifique, qu’ils
viennent relever des empreintes (qui sont peut-&#xea;tre les n&#xf4;tres), que l’agent de
service au commissariat du quartier &#xe9;tablisse ma d&#xe9;position… Dr&#xf4;le d’ambiance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Hier matin, je n’arrivais m&#xea;me pas &#xe0; lire le journal en y
consacrant l’attention que j’y mets d’habitude.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Hier apr&#xe8;s-midi, cela allait un peu mieux. J’ai lu un roman
de Fr&#xe9;d&#xe9;ric Roux, &lt;em&gt;Et mon fils avec moi n’apprendra
qu’&#xe0; pleurer&lt;/em&gt; (Grasset, 305 pages, 18,50 euros, en librairie le 7
septembre), qui m’a en partie requinqu&#xe9;. Il y a l&#xe0; assez de haine envers une
jeunesse g&#xe2;ch&#xe9;e pour redonner de l’&#xe9;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Energie gaspill&#xe9;e, le soir, &#xe0; rentrer dans l’appartement les
quelques casseroles achet&#xe9;es en h&#xe2;te pour remplacer celles qui ont &#xe9;t&#xe9; vol&#xe9;es,
&#xe0; se barricader avec les moyens du bord – le coup de la chaise inclin&#xe9;e sous la
serrure de la porte d’entr&#xe9;e, miraculeusement bloqu&#xe9;e dans l’embrasure d’une
autre porte, permet de se croire en relative s&#xe9;curit&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Bon, ce n’est pas tr&#xe8;s dr&#xf4;le, tout &#xe7;a. Mais c’est la vie. En
attendant de nous racheter un r&#xe9;chaud au gaz, ma compagne fait la cuisine sur
un fatapera, un feu au charbon de bois. Et le charbon de bois disponible pour l’instant
dans le quartier n’est pas de tr&#xe8;s bonne qualit&#xe9;, il ne chauffe pas assez pour
cuire les spaghettis qu’on voulait manger ce soir avec un ami qui nous visite. Il
n’y aura pas non plus, alors que c’&#xe9;tait pr&#xe9;vu, d’escargots en entr&#xe9;e, les six
bo&#xee;tes que m’avait fait transmettre le patron d’une bo&#xee;te qui s’occupe de &#xe7;a
ont disparu. On mangera des sandwiches, et on se consolera avec une bouteille
de vin, que j’esp&#xe8;re bonne, cadeau r&#xe9;cent d’un autre ami de passage, qui a
miraculeusement &#xe9;chapp&#xe9; &#xe0; l’œil des voleurs.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 28 Aug 2005 08:57:31 GMT</pubDate></item><item><title>Impossible de tenir parole</title><dc:creator>pierremaury</dc:creator><link>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/19/734666.html</link><comments>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/19/734666.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://pierremaury.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/734666/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/19/734666.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je m’&#xe9;tais promis, ne le r&#xe9;p&#xe9;tez pas, de ne pas dire un mot
du nouveau roman de Michel Houellebecq avant de l’avoir lu. Au service de
presse, &#xe0; Paris, on m’a dit qu’il partait le 22 ao&#xfb;t, ce qui, si tout va bien,
me laisse une chance de l’avoir termin&#xe9; avant son arriv&#xe9;e en librairie le 31. La
principe de ce blog est le suivant : je ne parle que de livres que j’ai
vraiment lus. Mais la r&#xe9;alit&#xe9; est celle-ci : je ne lis pas que des livres,
je suis aussi un grand consommateur de presse. Presse malgache, d’une part, sur
papier, et presse francophone, d’autre part, sur Internet. Donc, j’ai lu
aujourd’hui quelques articles de plus sur le prochain roman de Houellebecq. Entre
&lt;em&gt;L’Express&lt;/em&gt;, qui avait d&#xe9;j&#xe0; donn&#xe9;
lundi, &lt;em&gt;Le Point&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt; (o&#xf9; Angelo Rinaldi se d&#xe9;cha&#xee;ne)
ce matin, puis-je encore faire semblant d’ignorer &lt;em&gt;La promesse d’une &#xee;le &lt;/em&gt;? Non, bien entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;En m&#xea;me temps, je ne peux rien en dire, puisque je ne l’ai pas
encore re&#xe7;u. Quand m&#xea;me : &#xe7;a se d&#xe9;cha&#xee;ne. M&#xea;me les privil&#xe9;gi&#xe9;s qui ont
pris un peu d’avance sur les autres, puisque quelques &#xe9;lus ont eu le droit de
recevoir l&#xe9;galement le texte avant tout le monde (et si j’&#xe9;tais &#xe0; Paris, ou &#xe0;
Bruxelles, disons en Europe, il est &#xe9;vident que j’aurais fait comme Rinaldi,
essayer de trouver le moyen de contourner l’embargo), ne sont pas unanimement
favorables &#xe0; un roman qui n’a pas fini de faire parler de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;A ce stade, je m’en veux de me laisser aller &#xe0; l’excitation
du journaliste, et d’oublier presque que des livres ont d&#xfb; arriver depuis hier
dans les librairies. Je me console en pensant que j’ai essay&#xe9; d’attirer l’attention
sur quelques-uns d’entre eux. Et je ne n’essaie pas de cacher que j’ai, comme l’avoue
Assouline dans son blog, tr&#xe8;s envie de me jeter dans &lt;em&gt;La promesse d’une &#xee;le&lt;/em&gt;. Pensez donc : je suis all&#xe9; jusqu’&#xe0;
&#xe9;crire &#xe0; Rapha&#xeb;l Sorin, grand organisateur de ce lancement, que je serais bien
marri de ne pas &#xea;tre inscrit dans la liste des destinataires du service de
presse, en raison du pays o&#xf9; je vis. Entre &#xee;liens, n’est-ce pas… ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Et apr&#xe8;s &#xe7;a ? Ben, j’attends, que voulez-vous que je
fasse d’autre ? En lisant les deux volumes de &lt;em&gt;Une autre histoire de la litt&#xe9;rature fran&#xe7;aise&lt;/em&gt;, de Jean d’Ormesson,
r&#xe9;&#xe9;dit&#xe9;s en poche (Folio, n&#xb0; 4252 et 4253, 399 et 413 pages,
6,80 euros chacun, en librairie le 22 ao&#xfb;t). O&#xf9; le plus contemporain des
auteurs retenus est Georges Perec, mort en 1982, ce qui ne nous rajeunit pas…&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Fri, 19 Aug 2005 12:46:23 GMT</pubDate></item><item><title>L’histoire est sans importance</title><dc:creator>pierremaury</dc:creator><link>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/18/731311.html</link><comments>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/18/731311.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://pierremaury.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/731311/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/18/731311.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;J’ouvre par une contre-v&#xe9;rit&#xe9; (partielle) : il n’est pas
tout &#xe0; fait exact que l’histoire, dans un roman, soit sans importance. Mais
elle est rarement l’essentiel. M&#xea;me dans les cas o&#xf9; le r&#xe9;cit est cens&#xe9; vous
tenir en haleine, comme dans le polar par exemple, ou dans le feuilleton, le
style est ce qui vous accroche vraiment. Voyez Dumas. Et, si vous ne me croyez
pas, retournez-y voir, vous risquez d’avoir une (belle) surprise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je pense &#xe0; cela &#xe0; cause du nouveau roman de Pierrette
Fleutiaux, &lt;em&gt;Les amants imparfaits&lt;/em&gt;
(Actes Sud, 317 pages, 19,80 euros, en librairie dans quelques
jours). En treize lignes, le texte de quatri&#xe8;me de couverture nous en dit plus
sur la trame du r&#xe9;cit que les… presque trois cents premi&#xe8;res pages du roman. C’est
un vrai r&#xe9;sum&#xe9; &#xe0; l’ancienne, apr&#xe8;s lequel l’histoire ne pr&#xe9;sente plus gu&#xe8;re d’int&#xe9;r&#xea;t,
puisqu’on en sait &#xe0; peu pr&#xe8;s tout.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Maladresse d’&#xe9;diteur ? Non, bien s&#xfb;r. Car ce tr&#xe8;s beau
livre vaut pour la mani&#xe8;re dont il est men&#xe9;, dans un jeu constant de r&#xe9;flexion
sur l’&#xe9;criture en train d’&#xea;tre conduite, et sans aucun p&#xe9;dantisme, sans aucune
th&#xe9;orisation. Le mat&#xe9;riau de l’auteur devient mati&#xe8;re palpable, source d’interrogations
sans fin, et d’en parler suscite quelques jolies r&#xe9;flexions, comme celle-ci,
sur la mani&#xe8;re de d&#xe9;finir (de tenter de d&#xe9;finir) ce qu’est une phrase d’&#xe9;crivain :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&#xab; C’est une
phrase qui semble venir d’ailleurs, qui s’&#xe9;nonce toute seule dans ta t&#xea;te, avec
un rythme qui te surprend toi-m&#xea;me, et qui semble porter une exp&#xe9;rience bien
plus vaste que la tienne. &#xbb;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Essayez de faire mieux, pour voir. En ce qui me concerne, je
ne m’en sens pas capable.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Voici un livre qui existe, et qui existera fort, j’esp&#xe8;re,
dans les semaines qui viennent en librairie, et plus longtemps encore pour ses
lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;En revanche, on ignore si le nouveau roman de Fran&#xe7;ois
Weyergans, annonc&#xe9; depuis un temps fou (son livre pr&#xe9;c&#xe9;dent date de 1997, quand
m&#xea;me !), verra le jour cette ann&#xe9;e. Il est annonc&#xe9; &#xe0; peu pr&#xe8;s chaque fois,
l’auteur l’a m&#xea;me racont&#xe9; aux repr&#xe9;sentants, l’&#xe9;diteur s’est m&#xea;me fendu, il y a
quelque temps, d’un &#xab; booklet &#xbb; de pr&#xe9;sentation, il y a eu des
articles, au moins une &#xe9;mission de t&#xe9;l&#xe9;vision… mais d’ouvrage, point jusqu’&#xe0;
pr&#xe9;sent. &lt;em&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/em&gt; paru
ce matin en rappelle quand m&#xea;me le titre pr&#xe9;vu, &#xe0; tout hasard : &lt;em&gt;Trois jours avec ma m&#xe8;re&lt;/em&gt;. On ne sait
jamais…&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Thu, 18 Aug 2005 03:30:21 GMT</pubDate></item><item><title>Faute de temps</title><dc:creator>pierremaury</dc:creator><link>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/16/726527.html</link><comments>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/16/726527.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://pierremaury.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/726527/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/16/726527.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il y a des informations dont on ne pourrait se passer. Comme
celle-ci, trouv&#xe9;e dans une d&#xe9;p&#xea;che AFP tomb&#xe9;e hier : Victoria Beckham n’a
jamais lu un livre… faute de temps ! Voil&#xe0; qui me met de bonne humeur, moi
qui manque de temps pour lire tous les livres que je voudrais lire. La star (ou
femme de star, ou les deux &#xe0; la fois, ce qui fait quand m&#xea;me, je le conc&#xe8;de,
deux occupations &#xe0; temps plein) apporte quand m&#xea;me une nuance : elle aime
bien les magazines de mode. Peut-&#xea;tre y lit-elle de temps &#xe0; autre un article,
entre deux heures pass&#xe9;es &#xe0; d&#xe9;vorer les photos ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Tr&#xea;ve de plaisanterie : comme tout le reste, lire ou ne
pas lire est, pour la tr&#xe8;s grande majorit&#xe9; des individus, un choix. Et je ne
m&#xe9;prise pas ceux qui font le choix oppos&#xe9; au mien. Je m’interroge simplement
sur cet &#xe9;trange besoin &#xe0; justifier par le manque de temps une attitude qui n’a
rien de honteux mais qui est per&#xe7;ue quand m&#xea;me, au minimum, comme peu correcte.
Surtout quand on a, comme Victoria Beckham, &#xe9;crit un livre autobiographique –
ou sign&#xe9;, ce qui expliquerait qu’elle ne l’a pas lu. Des &#xab; auteurs &#xbb;
r&#xe9;put&#xe9;s pour faire appel &#xe0; des n&#xe8;gres ont ainsi provoqu&#xe9; la raillerie, quand on
leur attribuait ce mot : &#xab; Je n’ai pas eu le temps de lire mon livre. &#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Cela nous place bien loin de la rentr&#xe9;e litt&#xe9;raire, nous y
sommes presque maintenant, dans laquelle les romans qui se pressent sont, dans
leur tr&#xe8;s grande majorit&#xe9;, des œuvres port&#xe9;es par des &#xe9;crivains tentant d’atteindre
le point d’incandescence, et y parvenant pour quelques-uns d’entre eux. Comme
Shirley Hazzard, avec un titre qui m’a inspir&#xe9; la pr&#xe9;c&#xe9;dente m&#xe9;taphore : &lt;em&gt;Le grand incendie&lt;/em&gt; (traduit de l’anglais
d’Australie par Claire C&#xe9;ra, Gallimard, 416 pages, 22,90 euros, en
librairie le 22 ao&#xfb;t). Dans le grand tremblement de l’apr&#xe8;s-guerre, des hommes
et des femmes tentent de retrouver des points de rep&#xe8;re au sein d’un monde que
la bombe atomique a modifi&#xe9; &#xe0; jamais. C’est magnifique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Depuis la pr&#xe9;c&#xe9;dente intervention sur ce blog, j’ai aussi
regard&#xe9; l’essentiel des championnats du monde d’athl&#xe9;tisme &#xe0; la t&#xe9;l&#xe9;vision, &#xe7;a
prend du temps. Je sors d’un gros rhume &#xe9;puisant, &#xe7;a modifie la perception du
temps. J’ai charg&#xe9;, pour les besoins d’un vague projet futur, quantit&#xe9; de
litt&#xe9;rature classique dans l’ordinateur, &#xe7;a mange des heures quand on n’est pas
connect&#xe9; &#xe0; l’ADSL, inexistant ici. Et, bien s&#xfb;r, j’ai lu pas mal de livres,
dont je ne vous parle pas, faute de temps.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 16 Aug 2005 02:41:41 GMT</pubDate></item><item><title>Madagascar</title><dc:creator>pierremaury</dc:creator><link>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/01/694312.html</link><comments>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/01/694312.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://pierremaury.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/694312/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/08/01/694312.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Un jour, je terminerai mon livre sur Madagascar. Il ne
ressemblera pas, je l’esp&#xe8;re, &#xe0; ceux que je lis quand je les trouve – et ce n’est
pas toujours facile. Les deux derniers m’ont &#xe9;t&#xe9; pr&#xea;t&#xe9;s par une libraire de
Tana, qui se soucie davantage de faire circuler les ouvrages que de les vendre ?
Il est vrai qu’elle esp&#xe9;rait, dans mon cas, quelques retomb&#xe9;es m&#xe9;diatiques, et
qu’elle n’avait pas tort : vendredi, je consacre une &#xe9;mission de radio &#xe0;
Christian Dumoux, pour &lt;em&gt;Une enfance
malgache&lt;/em&gt; (L’Harmattan, coll. &lt;em&gt;Graveurs
de m&#xe9;moire&lt;/em&gt;, 150 pages, 30.000 ariary &#xe0; la librairie Lecture &amp;amp;
Loisirs). J’en avais demand&#xe9; le fichier PDF chez l’&#xe9;diteur, pour aller vite, et
j’ai re&#xe7;u l’indication d’un lien qui aurait d&#xfb; me permettre de le charger, mais
je n’y arrive pas et j’ignore pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Bref, j’ai lu et j’ai moyennement appr&#xe9;ci&#xe9;. Cette enfance
est int&#xe9;ressante, certes, parce ce fils de colon n’a pas v&#xe9;cu dans l’opulence,
loin de l&#xe0;, et que sa perception du pays est sans doute plus authentique que
dans bien d’autres cas. Mais il y a beaucoup de redites d’un chapitre &#xe0; l’autre
– chaque chapitre &#xe9;tant consacr&#xe9; &#xe0; une des quatorze maisons occup&#xe9;es par la
famille au fil des p&#xe9;r&#xe9;grinations professionnelles du p&#xe8;re, et aussi des hauts
et des bas (avec davantage de bas) dans les rentr&#xe9;es d’argent. Ce n’est pas
tr&#xe8;s bien &#xe9;crit et je crains que l’ambition de Christian Dumoux, qui me disait
samedi vouloir devenir &#xe9;crivain, soit contrari&#xe9;e par le manque de souplesse de
sa plume.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ce n’est pas le cas de Roland Vilella, qui offre de belles
pages dans &lt;em&gt;Henri le navigateur&lt;/em&gt; (L’Harmattan,
381 pages, 300.000 ariary). L’histoire serait rocambolesque si elle n’&#xe9;tait
vraie : la livraison d’un don de m&#xe9;dicaments &#xe0; Madagascar en butte &#xe0; une
administration non seulement tatillonne mais aussi et surtout gourmande. Le
transport s’effectue en voilier, sur le &lt;em&gt;Samarcande&lt;/em&gt;,
et rien que cela est une aventure, &#xe0; laquelle d’ailleurs le marin consacre la
plus grande partie de son livre. La navigation se pr&#xea;te &#xe0; la r&#xe9;flexion, que ce
soit pendant les moments de calme o&#xf9; le vent ne vient pas, ou pendant ceux qui
obligent &#xe0; la lutte contre des &#xe9;l&#xe9;ments hostiles. R&#xe9;cit de voyage, donc, ce
texte est enlev&#xe9; de belle mani&#xe8;re. Je ne sais pas si Roland Vilella a l’intention
de devenir &#xe9;crivain. Quelle importance ? Il l’est d&#xe9;j&#xe0; !&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Mon, 01 Aug 2005 05:20:59 GMT</pubDate></item><item><title>Manuscrits</title><dc:creator>pierremaury</dc:creator><link>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/07/31/692066.html</link><comments>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/07/31/692066.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://pierremaury.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/692066/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/07/31/692066.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C’est presque in&#xe9;vitable, le mouvement est en effet toujours
le m&#xea;me : &#xe0; celui qui travaille beaucoup, on demandera forc&#xe9;ment s’en
faire plus – et il le fera, la plupart du temps ; de la m&#xea;me mani&#xe8;re, &#xe0;
celui qui lit beaucoup de livres, on demandera de jeter un coup d’œil sur des
manuscrits – et je ne le ferai pas, en r&#xe8;gle g&#xe9;n&#xe9;rale (il y a des exceptions),
parce que mon avis n’engage que moi, au contraire de l’avis d’un &#xe9;diteur qui,
lui, s’engage dans le cas o&#xf9; il accepte de publier un texte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Et puis, je vois les ouvrages publi&#xe9;s qui s’accumulent. Malgr&#xe9;
l’avance que j’ai r&#xe9;ussi &#xe0; prendre, je sais que je n’arriverai pas &#xe0; tout lire,
alors que j’aimerais tant en &#xea;tre capable. D&#xe9;j&#xe0; que je vole un peu de temps &#xe0;
la lecture en raison de l’&#xe9;mission de radio que j’ai lanc&#xe9;e il y a quelques
semaines sur une antenne de Tana – j’ai mont&#xe9; la quatri&#xe8;me &#xe9;mission ce matin,
la technique s’apprend et au fur et &#xe0; mesure je vais de plus en plus vite, mais
quand m&#xea;me !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;En outre, il n’y a pas que la rentr&#xe9;e. Dans quelques
semaines, &lt;em&gt;Les livres du Soir&lt;/em&gt;, le
suppl&#xe9;ment litt&#xe9;raire du journal &#xe9;ponyme, va reprendre son cours normal. La
rubrique des livres de poches y retrouvera sa place. C’est la raison pour
laquelle j’ai lu (c’&#xe9;tait aussi pour me changer les id&#xe9;es) un polar paru en
juin, &lt;em&gt;Le dernier coup de Kenyatta&lt;/em&gt;,
par Donald Goines (traduit de l’am&#xe9;ricain par Daniel Lemoine, Gallimard, S&#xe9;rie
noire n&#xb0; 2743, 205 pages, 12,50 euros). Premier livre de cet
auteur &#xe0; me tomber sous les yeux, malgr&#xe9; une dizaine d’autres titres traduits,
et je le regrette. Car cette version personnelle d’une guerre des gangs du c&#xf4;t&#xe9;
de Los Angeles, qui oppose des vendeurs de drogue &#xe0; des redresseurs de torts,
les uns et les autres utilisant &#xe0; peu pr&#xe8;s les m&#xea;mes m&#xe9;thodes, a tout pour (me)
plaire. Un rythme enlev&#xe9;, des personnages qui tiennent la route, un montage
narratif habile… Aucune collection n’est &#xe0; l’abri de moments de faiblesse. Celle-ci,
dont on annonce sans cesse une mort qui ne vient jamais (m&#xea;me si je ne sais pas
qui la dirige depuis le d&#xe9;part de Patrick Raynal pour Fayard), manquerait
vraiment dans le paysage si elle venait &#xe0; dispara&#xee;tre, tant elle n’a pas oubli&#xe9;
de nous offrir des moments forts de lecture.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Sun, 31 Jul 2005 06:05:23 GMT</pubDate></item><item><title>En librairie</title><dc:creator>pierremaury</dc:creator><link>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/07/26/680826.html</link><comments>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/07/26/680826.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://pierremaury.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/680826/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/07/26/680826.html</guid><description>&lt;p&gt;Un lecteur me demande si je ne peux pas lui conseiller un livre qu&apos;au
moins il pourrait trouver en librairie. Vous aurez constat&#xe9; en effet
que, ces derniers temps, je me consacrais &#xe0; des ouvrages encore &#xe0;
para&#xee;tre. Sans en &#xea;tre encore aux d&#xe9;calages dans le temps des d&#xe9;fil&#xe9;s
de mode, le critique litt&#xe9;raire professionnel est quand m&#xea;me conduit,
en cette saison, &#xe0; pr&#xe9;c&#xe9;der l&apos;actualit&#xe9;. Sinon dans ses articles, au
moins dans ses lectures, sous peine d&apos;&#xea;tre compl&#xe8;tement d&#xe9;bord&#xe9; le
moment venu. Reste une certitude: je serai d&#xe9;bord&#xe9; quand m&#xea;me. En
attendant, j&apos;esp&#xe8;re mettre en app&#xe9;tit, et faire entrer dans les esprits
quelques titres qui, le moment venu, sur les tables des libraires, ne
para&#xee;tront pas tout &#xe0; fait inconnus.
Le principe de ce journal d&apos;un lecteur n&apos;est pas de revenir en arri&#xe8;re,
les lectures pr&#xe9;sentes en &#xe9;tant la mati&#xe8;re.
Mais je veux bien faire une exception et conseiller de lire, le temps
des vacances pour ceux qui en ont (non, ce n&apos;est pas mon cas, mais
quelle importance puisque je travaille toute l&apos;ann&#xe9;e dans le plaisir?),
un tr&#xe8;s gros ouvrage regroupant les &lt;em&gt;Romans noirs&lt;/em&gt; de Jean-Patrick
Manchette. C&apos;est paru chez Gallimard il y a quelques semaines, dans la
collection &lt;em&gt;Quarto&lt;/em&gt;, et c&apos;est un r&#xe9;gal du d&#xe9;but &#xe0; la fin. Sauf peut-&#xea;tre
pour les yeux fatigu&#xe9;s qui &#xe9;prouveront quelques difficult&#xe9;s &#xe0; lire les
textes des bulles dans la bande dessin&#xe9;e &#xe9;crite par Manchette et mise
en images par Tardi - un autre g&#xe9;ant. Griffu, en fin de volume, m&#xe9;rite
cependant l&apos;effort, d&apos;autant plus qu&apos;on n&apos;en aura fait aucun dans le
millier de pages qui pr&#xe9;c&#xe8;de.
Et, relisant l&apos;article que j&apos;ai &#xe9;crit sur ce livre, je constate qu&apos;il
para&#xee;t (l&apos;article) seulement le 5 ao&#xfb;t dans Le Soir. L&apos;esprit
d&apos;avant-premi&#xe8;re aura surv&#xe9;cu &#xe0; ce retour en arri&#xe8;re (mais j&apos;ai vu
beaucoup d&apos;autres articles, ailleurs, sur cette lecture indispensable).
&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 26 Jul 2005 10:25:00 GMT</pubDate></item><item><title>Formes</title><dc:creator>pierremaury</dc:creator><link>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/07/26/680333.html</link><comments>http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/07/26/680333.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://pierremaury.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/680333/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://pierremaury.canalblog.com/archives/2005/07/26/680333.html</guid><description>&lt;p&gt;La plupart des romanciers n’ont pas abandonn&#xe9; une structure assez
classique, elle-m&#xea;me d&#xe9;clin&#xe9;e en de multiples possibilit&#xe9;s. Il faut
lire ou relire, pour ceux que cela int&#xe9;resse, le formidable bouquin que
David Lodge avait consacr&#xe9; &#xe0; travers, si mes souvenirs sont bons,
cinquante exemples, aux questions formelles les plus fr&#xe9;quentes dans le
roman.&lt;br /&gt;Mais il se rencontre, dans la prochaine rentr&#xe9;e, quelques exceptions,
et je suis d&#xe9;j&#xe0; tomb&#xe9; sur l’une ou l’autre.&lt;br /&gt;Dani&#xe8;le P&#xe9;tr&#xe8;s, par exemple, a recherch&#xe9; une certaine originalit&#xe9; dans
son premier roman, &lt;em&gt;La lecture&lt;/em&gt; (Deno&#xeb;l, 111 pages, 12,00 euros, en
librairie le 22 ao&#xfb;t). Quatre personnages, quatre r&#xe9;cits successifs qui
racontent la m&#xea;me soir&#xe9;e de mani&#xe8;res diff&#xe9;rentes. Le soir de la lecture
d’un texte mis en espace, comme on dit aujourd’hui. O&#xf9; chacun aurait eu
de bonnes raisons de ne pas se rendre, et l’auteur n’en dit pas trop
sur les liens qui unissent les protagonistes. On est dans le flou,
j’aime plut&#xf4;t &#xe7;a, m&#xea;me si &#xe7;a ne conduit pas tr&#xe8;s loin. Mais, apr&#xe8;s
tout, c’est une œuvre initiale, et l’effort est appr&#xe9;ciable.&lt;br /&gt;Bayon, lui, bouscule (un peu) les &#xe9;tiquettes de genres : romans, dit-il
pour &lt;em&gt;Les pays immobiles&lt;/em&gt; (Grasset, 303 pages, 18,00 euros, en librairie
le 31 ao&#xfb;t). Fragments de romans, aurait-il pu pr&#xe9;ciser, m&#xea;me si cela
aurait &#xe9;t&#xe9; un peu lourd sur le couverture, puisqu’il explique dans une
br&#xe8;ve introduction comment il a construit son livre, &#xe0; partir
d’extraits de livres &#xe9;crits et non publi&#xe9;s. Extraits publiables de
livres impubliables, en quelque sorte. Ce serait sans int&#xe9;r&#xea;t si les
chapitres ainsi sauv&#xe9;s (du feu ?) ne se r&#xe9;pondaient et ne cr&#xe9;aient un
monde authentique, avec des personnages r&#xe9;currents qui finissent par se
construire des histoires – dont il nous manque des morceaux, mais
pourquoi pas ?&lt;br /&gt;Autre &#xe9;tiquette (mais pas sur la couverture, sur la page de titre) pour
Xavier Hanotte et &lt;em&gt;L’architecte du d&#xe9;sastre&lt;/em&gt; (Belfond, 228 pages, 16,00
euros, en librairie le 18 ao&#xfb;t). Ce sont des nouvelles et romans brefs,
puis&#xe9;s dans l’univers de ses romans pr&#xe9;c&#xe9;dents, neuf textes group&#xe9;s en
trois parties. Les atmosph&#xe8;res sont pr&#xe9;gnantes. La m&#xe9;moire y joue un
r&#xf4;le essentiel. La guerre est pr&#xe9;sente et des bas filent. La plupart de
ces fictions ont &#xe9;t&#xe9; publi&#xe9;es ici ou l&#xe0;. La plupart ont &#xe9;t&#xe9;
retravaill&#xe9;es depuis. Pour donner un sens &#xe0; l’ensemble, et c’est
r&#xe9;ussi.
&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 26 Jul 2005 04:46:11 GMT</pubDate></item></channel></rss>