19 août 2005

Impossible de tenir parole

Je m’étais promis, ne le répétez pas, de ne pas dire un mot du nouveau roman de Michel Houellebecq avant de l’avoir lu. Au service de presse, à Paris, on m’a dit qu’il partait le 22 août, ce qui, si tout va bien, me laisse une chance de l’avoir terminé avant son arrivée en librairie le 31. La principe de ce blog est le suivant : je ne parle que de livres que j’ai vraiment lus. Mais la réalité est celle-ci : je ne lis pas que des livres, je suis aussi un grand consommateur de presse. Presse malgache, d’une part, sur papier, et presse francophone, d’autre part, sur Internet. Donc, j’ai lu aujourd’hui quelques articles de plus sur le prochain roman de Houellebecq. Entre L’Express, qui avait déjà donné lundi, Le Point et Le Figaro (où Angelo Rinaldi se déchaîne) ce matin, puis-je encore faire semblant d’ignorer La promesse d’une île ? Non, bien entendu.

En même temps, je ne peux rien en dire, puisque je ne l’ai pas encore reçu. Quand même : ça se déchaîne. Même les privilégiés qui ont pris un peu d’avance sur les autres, puisque quelques élus ont eu le droit de recevoir légalement le texte avant tout le monde (et si j’étais à Paris, ou à Bruxelles, disons en Europe, il est évident que j’aurais fait comme Rinaldi, essayer de trouver le moyen de contourner l’embargo), ne sont pas unanimement favorables à un roman qui n’a pas fini de faire parler de lui.

A ce stade, je m’en veux de me laisser aller à l’excitation du journaliste, et d’oublier presque que des livres ont dû arriver depuis hier dans les librairies. Je me console en pensant que j’ai essayé d’attirer l’attention sur quelques-uns d’entre eux. Et je ne n’essaie pas de cacher que j’ai, comme l’avoue Assouline dans son blog, très envie de me jeter dans La promesse d’une île. Pensez donc : je suis allé jusqu’à écrire à Raphaël Sorin, grand organisateur de ce lancement, que je serais bien marri de ne pas être inscrit dans la liste des destinataires du service de presse, en raison du pays où je vis. Entre îliens, n’est-ce pas… ?

Et après ça ? Ben, j’attends, que voulez-vous que je fasse d’autre ? En lisant les deux volumes de Une autre histoire de la littérature française, de Jean d’Ormesson, réédités en poche (Folio, n° 4252 et 4253, 399 et 413 pages, 6,80 euros chacun, en librairie le 22 août). Où le plus contemporain des auteurs retenus est Georges Perec, mort en 1982, ce qui ne nous rajeunit pas…

Posté par pierremaury à 14:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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